Le Contexte

Même si les équipements ICT (certains d’entre eux, tout au moins) améliorent leur efficacité énergétique, la demande ne cesse de croître, qu’il s’agisse de data centers toujours plus nombreux (le phénomène du “cloud computing” dope littéralement les besoins en centres de calcul et d’hébergement) ou d’explosion du nombre d’équipements électroniques en tous genres.  Ces derniers représentent d’ores et déjà 15% de la consommation électrique domestique (une moyenne qui varie, bien entendu, de pays à pays).  Selon certains observateurs, cette proportion devrait tripler d’ici 2030.

L’heure d’une informatique plus respectueuse de l’environnement, plus soucieuse des ressources, a sonné.

Loin d’être un simple slogan, le concept de ‘green IT’ s’en réfère à la manière dont chaque facette de l’informatique et des communications peut tendre à une plus grande efficience économique et environnementale: consommation énergétique et empreinte carbone d’un équipement (depuis sa production jusqu’à son recyclage), durée de vie d’un serveur ou d’unsmartphone, aménagement et poids écologique d’un centre de données, efficacité d’une application, processus de travail, mode de création et de gestion de documents et de ‘contenus’ en tous genres, opportunité des processus de numérisation et de dématérialisation, politique environnementale des usagers et des fournisseurs…

Plus encore qu’une question de technologie, d’innovation dans les matériaux ou les processus, le ‘green IT’ est aussi – et sans doute avant tout – une question d’attitude, de prise de conscience, et de comportement individuel et collectif, privé ou professionnel.